
Un régime “sans gras” strict est rarement une bonne stratégie pour perdre du poids durablement. Les lipides sont plus caloriques que les glucides et les protéines, donc en abuser peut freiner la perte de poids. Mais les supprimer complètement peut aussi rendre l’alimentation moins satisfaisante, plus difficile à tenir, et parfois déséquilibrée.
L’objectif le plus efficace, en pratique, est souvent de réduire les graisses “invisibles” (produits ultra-transformés, fritures, pâtisseries, snacks) tout en gardant des sources de bons lipides, en quantité raisonnable.
Quand on tape “régime sans gras”, beaucoup de personnes imaginent qu’il faut bannir l’huile, le beurre, les oléagineux, les poissons gras, les œufs, les fromages… bref tout ce qui contient des lipides.
En réalité, dans la vie quotidienne, un “sans gras” strict est presque impossible (et souvent inutile). Ce qui a le plus de sens, c’est plutôt une alimentation pauvre en graisses ajoutées et mieux choisie.
Si tu hésites entre plusieurs méthodes, tu peux aussi lire notre analyse sur les régimes minceur : fausse bonne idée pour comprendre pourquoi les approches trop restrictives sont souvent difficiles à tenir.
Parce que les lipides apportent beaucoup d’énergie :
Donc oui : si on ajoute “un peu d’huile partout”, plus des produits riches, plus des grignotages, les calories montent vite. Mais le raccourci “gras = grossir” est incomplet.
On prend du poids quand on est sur la durée en excès d’énergie par rapport à ce qu’on dépense. Les lipides peuvent y contribuer car ils sont denses en calories, mais ce n’est pas une raison pour les éliminer.
Ce qui compte surtout :
Dans la pratique, ce qui fait souvent dérailler une perte de poids, ce n’est pas l’huile d’olive dans la salade. C’est plutôt l’accumulation de produits où graisses + sucres + sel sont combinés (biscuits, viennoiseries, fast-food, plats ultra-transformés), et qui rendent facile de manger plus que prévu.
Les lipides ne servent pas qu’à “stocker”. Ils participent notamment à la structure des membranes cellulaires et à plusieurs fonctions physiologiques. (agriculture.gouv.fr)
Certaines vitamines (A, D, E, K) sont liposolubles, ce qui signifie que la présence de graisses dans le repas facilite leur absorption. En clair : supprimer totalement les lipides peut rendre l’alimentation moins “fonctionnelle”.
On en trouve dans :
Elles ne sont pas “interdites”, mais l’idée est de les limiter et de varier les sources, surtout si l’alimentation en est déjà riche.
On les trouve notamment dans :
Ce sont souvent des choix pratiques pour cuisiner et assaisonner, surtout dans une logique “équilibre + plaisir”.
Les oméga 3 et 6 font partie des polyinsaturés. L’idée n’est pas de “traquer” un ratio parfait au quotidien, mais de retenir une chose simple : dans l’alimentation moderne, on manque souvent d’oméga 3 et on consomme facilement beaucoup d’oméga 6 via certaines huiles et produits industriels.
Pour les repères globaux sur les lipides (quantité totale et importance de la qualité), tu peux te baser sur les recommandations de l’ANSES. (anses.fr)
Et pour le contexte oméga 3 (sources, intérêt nutritionnel, stabilité/oxydation), le rapport AFSSA/ANSES est une base solide. (anses.fr)
Si tu veux une explication simple et rapide, voici notre guide : Oméga 3 : pourquoi ce bon gras est essentiel à l’organisme.
Les acides gras trans (surtout d’origine industrielle) sont clairement ceux qu’il faut éviter autant que possible : on les retrouve typiquement dans certains produits de panification industrielle, biscuits, viennoiseries et plats transformés. (anses.fr)
L’OMS recommande de limiter les trans à moins de 1 % de l’apport énergétique. (who.int)
Pour la population générale, l’ANSES recommande que les lipides représentent 35 % à 40 % de l’apport énergétique. (anses.fr)
Si ton objectif est de perdre du poids, tu peux évidemment ajuster à la baisse, mais l’idée reste de ne pas tomber dans le “zéro lipide”.
Un repère très concret et souvent suffisant :
Aliments généralement très pauvres en lipides :
Le point important : un aliment “sans gras” n’est pas automatiquement “minceur”. Ce qui compte, c’est la portion, la densité calorique, et ce que tu mets autour.
Un produit “0 %” peut être utile, mais lis l’étiquette :
Si tu veux réduire les graisses sans supprimer les produits laitiers, tu peux regarder du côté :
Et si tu tiens au fromage “classique”, la stratégie la plus simple reste souvent : garder une petite portion, moins souvent, plutôt que l’interdire (et compenser ailleurs).
Objectif : garder de la satiété, éviter les cuissons grasses, et conserver des bons lipides en petite dose.
Ce menu n’est pas “sans gras” : il est surtout simple, peu transformé, et contrôlé sur les ajouts.
En pratique :
Pour aller plus loin sur ce sujet, on a aussi détaillé les bienfaits de l’huile d’olive et les bonnes façons de l’intégrer au quotidien.
Certaines huiles sont sensibles à la chaleur et à la lumière, d’où l’intérêt des bouteilles teintées et d’une conservation correcte. Sur les oméga 3, la question de l’oxydation est également discutée dans les rapports de référence. (anses.fr)
Ici, on reste volontairement général : si tu as un diagnostic, un traitement ou des symptômes, il faut personnaliser avec un médecin.
Si tu manges peu de poissons gras, un complément en oméga 3 peut être envisagé pour compléter les apports. En Europe, des allégations encadrées existent notamment sur l’EPA/DHA et la fonction cardiaque (à certaines conditions d’apports). (europa)
Et si tu veux aller plus loin (EPA, DHA, ALA, dose et précautions), on a un guide complet : Oméga-3 (EPA, DHA, ALA) : bienfaits, dangers, dose
Important : on reste sur une logique “équilibre nutritionnel”. Un oméga 3 n’est pas un produit “brûle-graisse”.
Pour perdre du poids, l’approche la plus solide n’est généralement pas “sans gras”, mais :
Tu peux maigrir en mangeant des lipides. Et tu peux aussi ne pas maigrir avec un “sans gras” si, à côté, tu compenses avec des produits sucrés ou des portions trop importantes.
Les fruits, légumes, féculents nature (riz, pâtes, pommes de terre), certaines viandes maigres et poissons maigres sont très pauvres en lipides. Mais “sans graisse” ne veut pas dire “fait maigrir” automatiquement : la portion et la transformation comptent.
Souvent parce qu’on pense que c’est la façon la plus rapide de réduire les calories. Dans certains cas médicaux, un régime pauvre en graisses peut être prescrit temporairement. Mais pour la perte de poids “classique”, le zéro lipide est rarement nécessaire.
Oui, si cela crée un déficit calorique. Mais ça peut être difficile à tenir, et parfois contre-productif (frustration, compulsions, repas peu rassasiants).
L’ANSES recommande que les lipides représentent environ 35% à 40% de l’apport énergétique chez l’adulte. (anses.fr)
En perte de poids, on peut ajuster, mais sans tomber dans l’extrême.
Surtout les acides gras trans (et plus largement les produits ultra-transformés qui en contiennent). (anses.fr)
Plutôt des options allégées et nature (fromage blanc 0 %, skyr). Sinon, garder du fromage classique en petite portion et moins souvent est souvent plus réaliste que l’interdiction totale.
Plutôt que “sans gras”, vise “moins de graisses ajoutées” : cuisson simple, limiter les fritures et produits industriels, conserver 1 à 2 sources de bons lipides dans la journée.
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