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Gestion du stress : décisif pour votre bien-être (et comment le reprendre en main)

A retenir

La gestion du stress, ce n’est pas “ne plus jamais stresser”. C’est apprendre à reconnaître les signaux (corps + mental), agir vite avec des techniques simples, et surtout éviter que le stress ponctuel ne s’installe en stress chronique. (who.int)

Gestion du stress : définition simple (et pourquoi on en a besoin)

Selon l’OMS, le stress peut être défini comme un état d’inquiétude ou de tension mentale causé par une situation difficile. C’est une réponse humaine normale. Ce qui change tout, c’est la manière dont on y répond. (who.int)

En clair :

  • le stress peut être utile pour se mobiliser sur un enjeu ponctuel (deadline, prise de parole)
  • mais quand il devient trop intense, trop fréquent ou trop long, il finit par peser sur le sommeil, l’humeur, la concentration et parfois l’alimentation

Stress aigu vs stress chronique : la différence qui change tout

On entend parfois parler de “bon stress” et “mauvais stress”. En réalité, l’INRS rappelle qu’il n’y a pas scientifiquement “bon” ou “mauvais” stress, mais une réponse d’adaptation. En revanche, il faut distinguer :

  • stress aigu : réaction à un événement ponctuel, qui retombe après
  • stress chronique : pression qui s’installe, avec des effets plus négatifs sur la santé (inrs.fr)

C’est précisément là que la gestion du stress devient décisive : non pas pour supprimer toute pression, mais pour éviter l’usure.

Quelles sont les 3 phases du stress ?

Le Ministère du Travail décrit 3 phases physiologiques (travail-emploi.gouv.fr) : 

Phase 1 : alarme

Le corps se prépare à “agir” (combat ou fuite). On peut ressentir : coeur qui s’accélère, respiration haute, agitation.

Phase 2 : résistance

Si la situation continue, on “tient” en mobilisant des ressources. C’est souvent là qu’on commence à s’épuiser sans s’en rendre compte (irritabilité, baisse de motivation, fatigue).

Phase 3 : épuisement

Quand la pression devient chronique ou trop intense, l’organisme n’arrive plus à compenser. C’est une zone à risque (burn-out, troubles du sommeil, somatisations), et c’est un signal pour demander de l’aide.

Gestion du stress au travail : causes fréquentes (et signaux d’alerte)

On parle de stress au travail quand on ressent un déséquilibre entre les exigences et les ressources dont on dispose pour y répondre. (inrs.fr)

Exemples concrets de facteurs de stress au travail

  • surcharge et urgences permanentes
  • objectifs flous, contradictions, manque de priorités
  • manque d’autonomie
  • relations difficiles (tensions, conflits, manque de soutien)
  • hyperconnexion (notifications, mails tardifs)

Signaux qui doivent alerter

  • sommeil plus léger, réveils nocturnes, ruminations
  • irritabilité, larmes “sans raison”, perte de patience
  • douleurs (nuque, mâchoire, ventre), maux de tête
  • grignotages, perte d’appétit, envie de sucre ou de café à répétition

Exercices de gestion du stress : 7 techniques simples et rapides (testées “dans la vraie vie”)

L’idée ici est d’avoir des outils courts, réalistes, utilisables au bureau, dans les transports ou à la maison.

1) Respiration “cohérence” (3 minutes)

Assieds-toi, épaules basses.

  • inspire 5 secondes
  • expire 5 secondes
  • répète 3 minutes

Objectif : redescendre la pression et sortir du mode “urgence”.

2) Technique 5-4-3-2-1 (ancrage en 60 secondes)

Quand tu sens l’angoisse monter, ramène ton attention sur :

  • 5 choses que tu vois
  • 4 choses que tu peux toucher
  • 3 choses que tu entends
  • 2 choses que tu sens
  • 1 chose que tu goûtes (ou une sensation dans la bouche)

Très efficace quand le mental part en boucle.

3) Relaxation musculaire progressive (version “mini”)

Contracte fort les épaules 5 secondes, relâche 10 secondes.
Fais pareil avec les poings, la mâchoire, les cuisses.

La relaxation musculaire progressive est une technique largement étudiée, notamment sur le stress, l’anxiété et le sommeil. (pubmed)

4) Micro-pauses anti-surcharge (toutes les 90 minutes)

Met une alarme discrète.

  • 30 secondes debout
  • 10 respirations lentes
  • 5 mouvements d’épaules

Ce n’est pas “du luxe” : c’est de l’entretien.

5) La phrase “stop - priorité - prochain pas”

Quand tu te sens submergé :

  1. Stop (tu t’arrêtes 10 secondes)
  2. Priorité (tu choisis 1 tâche)
  3. Prochain pas (tu définis l’action la plus petite possible)

C’est simple, mais ça coupe l’effet “surcharge”.

6) Gestion des émotions : nommer pour mieux réguler

Au lieu de “je suis nul(le)” :

  • “je ressens de la peur”
  • “je suis frustré(e)”
  • “je suis sous pression”

Nommer l’émotion diminue souvent son intensité et aide à choisir une réponse plus utile.

7) Pleine conscience “ultra courte”

Tu peux faire 1 minute en te concentrant sur une seule action (boire une gorgée d’eau, marcher, te laver les mains), en remarquant les sensations. L’OMS propose aussi des exercices guidés de ce type. (who.int)

Si tu cherches une approche plus structurée, les programmes de pleine conscience au travail ont été étudiés en essais randomisés, avec des effets positifs (souvent modestes à modérés) sur le stress et le bien-être. (springer.com)

Femme rousse yeux fermes en posture de meditation sur fond violet illustration gestion du stress par relaxation et recentrage

Alimentation et stress : quoi viser (sans se mettre une pression de plus)

Quand on est stressé, on tombe facilement dans l’un de ces deux pièges :

  • grignotage rapide (sucré, ultra transformé)
  • “je saute des repas, j’ai pas faim”

L’objectif n’est pas la perfection. C’est la stabilité.

Les bases qui aident vraiment

  • Protéines + fibres à chaque repas (meilleure satiété, énergie plus stable)
  • Hydratation régulière
  • Limiter l’effet montagnes russes (trop de sucre + trop de café)

Les aliments intéressants à remettre au menu

Sans promettre un “effet anti-stress” immédiat, certains aliments contribuent à couvrir des apports utiles au système nerveux :

  • légumes verts, légumineuses, céréales complètes
  • noix, amandes, graines
  • poissons gras (pour varier les apports en acides gras)
  • fruits (dont sources de vitamine C)

Compléments alimentaires et stress : rôle, limites, précautions

Quand on parle de stress, beaucoup de personnes cherchent “le meilleur remède”. Le point clé : un complément ne remplace pas le sommeil, l’activité physique, une alimentation régulière, ni un accompagnement si nécessaire.

Certains compléments peuvent apporter des nutriments qui contribuent à soutenir le corps et l’esprit, notamment lorsqu’ils s’intègrent à une routine globale (alimentation, sommeil, activité physique).

Magnésium : le plus “cadré”

Le magnésium contribue à une fonction psychologique normale (et aussi au fonctionnement normal du système nerveux).
Cela ne veut pas dire “soigne l’anxiété” ou “fait disparaître le stress”, mais ça légitime l’intérêt de vérifier ses apports.

Vitamines du groupe B (selon formules)

Certaines vitamines du groupe B peuvent être intéressantes, car selon les formules, elles peuvent contribuer à réduire la fatigue (par exemple B2, B3, B5, B6, B9, B12) et/ou contribuer au fonctionnement normal du système nerveux (par exemple B2, B3, B6, B7, B12), ce qui peut être pertinent si l’hygiène de vie est déjà travaillée. (efsa)

Plantes, CBD, “anti-stress”

Ici, prudence :

  • la qualité varie beaucoup
  • les interactions existent
  • et les promesses marketing sont parfois trop agressives

Si tu envisages un produit, privilégie la transparence (dosages, origine, additifs) et demande conseil si tu as un traitement, si tu es enceinte/allaites, ou si tu as une pathologie.

Si tu veux en apprendre plus sur le sujet, nous t’avons rédigé un article sur les Compléments alimentaires : rôle, efficacité, dangers et conseils

Quand demander de l’aide (important)

Si le stress s’accompagne de :

  • crises d’angoisse répétées
  • idées noires
  • insomnies qui durent
  • consommation d’alcool/médicaments pour “tenir”
  • incapacité à fonctionner normalement

Alors il faut en parler à un professionnel de santé (médecin, psychologue). Au travail, tu peux aussi t’appuyer sur la médecine du travail.

Conclusion

La gestion du stress ne repose pas sur une solution miracle, mais sur un ensemble d’habitudes cohérentes qui, mises bout à bout, font une vraie différence au quotidien. En travaillant d’abord les bases comme le sommeil, l’alimentation, l’activité physique et la respiration, on crée un terrain plus stable pour mieux faire face aux périodes de tension. Et si besoin, certains nutriments peuvent compléter la routine en apportant un soutien ciblé au corps et à l’esprit, notamment lorsque l’hygiène de vie est déjà bien en place. En cas de stress intense, durable, ou s’il impacte fortement le moral, le sommeil ou la santé, l’avis d’un professionnel reste la meilleure option pour être accompagné de façon adaptée.

FAQ - Gestion du stress

C’est quoi la gestion du stress ?

C’est l’ensemble des stratégies qui aident à reconnaître le stress, réduire son intensité quand il monte, et éviter qu’il s’installe en stress chronique. (who.int)

Commence par 1 levier simple :

  • respiration 3 minutes
  • micro-pauses
  • sommeil plus régulier
  • priorisation au travail

Puis ajoute un second levier une semaine plus tard.

Il n’y a pas un “remède” unique. Le plus efficace est souvent un combo : sommeil + activité physique + respiration + organisation + soutien social, et accompagnement si besoin. (who.int)

Alarme, résistance, épuisement. (travail-emploi.gouv.fr)

Si tu parles d’angoisse fréquente ou de crises, c’est utile de consulter. En attendant, un bon premier pas est de pratiquer une technique d’ancrage (5-4-3-2-1) et une respiration lente 3 minutes.

  • OMS – définition, signes et repères sur le stress (Q&A, 21/02/2023). (who.int)
  • INRS – Stress au travail : définition, stress aigu vs chronique, prévention. (inrs.fr)
  • Ministère du Travail (France) – prévention du stress au travail + 3 phases (MAJ 30/09/2025). (travail-emploi.gouv.fr)
  • Meta-analyse programmes mindfulness en entreprise (2020). (link.springer.com)
  • Revue systématique et méta-analyse relaxation musculaire progressive (PMR) sur sommeil et santé mentale (PubMed, 2026). (pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
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